Riadh Sidaoui : le départ de Youssef Chahed serait prévisible

«Il semblerait que ce soit la fin pour le Chef du gouvernement Youssef Chahed», lance le politologue Riadh Sidaoui en commentant la décision prise par les signataires de l’Accord de Carthage, lors de leur troisième réunion, aujourd’hui 13 mars, au palais présidentiel.  

Commentant cette décision, à savoir former une commission issue des partis politiques et des organisations signataires de l’Accord de Carthage pour préparer les nouvelles priorités et actualiser la feuille de route, Riadh Sidaoui a indiqué que cet acte s’inscrit dans le cadre d’un conflit entre la Présidence du gouvernement, d’une part, et la Présidence de la République, d’autre part.

Le politologue a rappelé que les Affaires étrangères et la Défense sont les prérogatives exclusives du Président de la République, «mais quand le président convoque des partis politiques, chose qui ne fait pas partie de ses prérogatives, cela montre qu’il n’est pas satisfait du travail gouvernemental», explique-t-il.  Ainsi cette décision incite à dire que Youssef Chahed est fini et que la machine a commencé son travail pour préparer l’opinion publique au départ de Youssef Chahed, poursuit le politologue tunisien.

Dans le même contexte, Riadh Sidaoui a considéré que le régime parlementaire est à l’origine du problème étant donné que les partis les plus représentés sont les plus influents. «Dans ce cas de figure, il s’agit du mouvement Ennahdha et de Nidaa Tounes qui sont capables de changer le gouvernement et le chef du gouvernement à leur guise.» Dans la même perspective, il a indiqué que le régime parlementaire ne garantit pas une stabilité politique. C’est le cas de l’Italie dans les années 80, «cependant l’Italie a de fortes institutions et une tradition démocratique consolidée, contrairement à la Tunisie dont la démocratie est naissante», fait-il remarquer.

Revenant sur le bilan du chef du gouvernement, Riadh Sidaoui a considéré qu’au niveau du volet sécuritaire le bilan est positif, étant donné que la Tunisie a connu une stabilité sécuritaire permettant la relance de l’activité touristique.

Par Publié le 13/03/2018 à 17:07 – L’Economiste maghrébin

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